
Une longue histoire...
Le
29 novembre 1850, un certain Monsieur BERNARD Henri, négociant,
demeurant à Lille, achète deux maisons sises
au 33 et 35 rue de la Barre à Lille, ainsi que leurs
dépendances qui vont alors abriter une école
connue sous le nom d'établissement Saint-Joseph.
On peut considérer cette établissement comme
l'ancêtre du collège Charlemagne actuel.
Cette école va être tenu par des frères
Jésuite de 1851 à 1876, lesquels quitteront
la rue de la Barre pour fonder le collège Saint-Joseph
rue Solférino à Lille.
Aux
Jésuites, vont alors succéder les prêtres
séculiers qui donneront à l'établissement
Saint-Joseph le nom d'école libre Saint-Joseph. Ces
prêtres finiront également par quitter la rue
de la Barre, pour fonder l'Institution libre du collège
de Marcq.
Dès lors, les locaux de la rue de la
Barre verront s'installer au début du 20ème
siècle, la Société des oeuvres militaires
qui en deviendra propriétaire et dont le but est
"d'établir à Lille des cercles, bibliothèques
et écoles pour tous officiers volontaires et soldats".
l'Institution Charlemagne
Lille
En
1902, le cercle militaire est fermé sur ordre du gouvernement.
La Société des oeuvres militaires loue alors
les bâtiments pour regrouper les élèves
de la Monnaie, dont l'école avait été
fermée - en exécution des lois de 1904. Ce déplacement
dans une période trouble pour l'enseignement catholique
- notamment avec la loi de 1905 sur la séparation de
l'église et de l'état - se fit rapidement, et,
c'est ainsi qu'en 1905, fût créée l'Institution
Charlemagne, placée sous la Direction de Monsieur
Louis CAPPON, et qui comptait à l'époque
sept classes : deux pour les maîtrisiens de Notre
Dame de la Treille, trois classes primaires et deux classes
commerciales.
De
1905 à 1914, les établissements congréganistes
disparaissent peu à peu. Néanmoins, les Frères
des écoles chrétiennes gardent un pied à
terre rue de la Barre.
En 1918, une communauté de Frères
s'installe définitivement dans les locaux de la rue
de la Barre à Lille, et s'y maintiendra jusqu'en 1966.
Ce n'est pas moins qu'une succession de onze frères
directeurs que connaîtra durant cette période
l'Institution Charlemagne, entrecoupé d'une direction
"civile" aidé d'un conseil de maison, puis
du retour d'un frère aidé toujours du même
conseil de maison.
En 1975, la direction de l'Institution Charlemagne est
définitivement confiée à une direction
laïque.
De Lille à Lesquin
A partir des années 1960, l'essentiel des élèves
fréquentant l'Institution Charlemagne venait non pas
de Lille même, mais plutôt des villes qui se développaient
au sud de Lille, telles que Ronchin, Lesquin, Wattignies,...
Apparût alors l'idée au début des années
1970, de transférer l'une des institutions lilloises
au sud de la ville, les migrations d'élèves
étant de plus en plus importantes, et de plus en plus
onéreuses pour diverses raisons.
Les "chocs pétroliers" de 1973 et de 1978
donnèrent le coup de grâce à cette politique
de migration, les familles peu aisées ne pouvant
plus exercer leur liberté du choix de l'école,
notamment à cause de l'augmentation des coûts
des transports, de la cantine, de la scolarité,...
Ainsi, le transfert d'un établissement lillois vers
le sud de Lille devint une obligation.
Après une première tentative
avortée en 1985-1986 de déménagement
vers Lesquin, se produit alors un fait économique désastreux
pour les habitants de la ville de Lesquin et ceux des communes
riveraines.
Devant la politique industrielle et métallurgique
de la Communauté Economique et Européenne, ses
quotas de production, les remembrements, la modernisation,
les concentrations d'entreprise,... la "Haisne Saint-Pierre"
(connue également sous le nom de "La Métal")
fermait ses portes. Cette usine fermée devenait
une friche industrielle à détruire pour recréer
une nouvelle vie.
C'est alors que le projet de transfert de
l'Institution Cherlemagne de Lille vers Lesquin reprit forme.
Après de longues tractations, la Direction Diocésaine
de l'Enseignement Catholique parvint à décider
le propriétaire de "La Métal" à
ne pas détruire le bâtiment social de l'ancienne
usine ni le laboratoire, aujourd'hui respectivement Collège
et bâtiment administratif. Le Maire de Lesquin acceptait
alors de donner l'hospitalité à Charlemagne
dans sa commune et l'affaire fût finalement réglée
en mars 1987.
Le 7 mars 1987, le collège privé
Charlemagne ouvrait ses portes pour la rentrée scolaire,
à la date officielle, dans les locaux de "La Métal"
restés debout, entièrement vidés et totalement
transformés.
Un collège tourné vers
l'avenir
Depuis son ouverture à Lesquin, le
collège Charlemagne n'a cessé de se développer
et a même vu ses effectifs augmenter de plus de 45%
au cours de ces dernières années. Cette année,
le collège compte environ 465 élèves
répartis dans 21 classes de la façon suivante
: 6 classes de 6ème, 5 classes de 5ème, 5 classes
de 4ème et 5 classes de 3ème.
Au niveau des travaux, le confort des
élèves ne cesse de s'améliorer avec
une salle de sports interne au collège, l'aménagement
d'un laboratoire de sciences, de deux laboratoire de technologie,
d'un centre de documentation et d'information accessible aux
élèves, un self très moderne et surtout
la construction d'un nouveau bâtiment qui accueilera
un nouveau CDI, une salle multimédia, une nouvelle
salle d'étude, une nouvelle salle de sciences, de nouvelles
salle de classe et de nouveaux bureaux pour l'administration...

En conclusion, le souhait du collège
Charlemagne est de continuer à former les élèves
dans une ambiance familiale et conviviale, tout en s'adaptant
aux technologies modernes.
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